Une nouvelle méthode pour mincir : le programme Novo

Par Geneviève Maillant

Etabli sur la base d’une analyse sanguine, un programme alimentaire totalement personnalisé permet à chacun d’éviter ce qui le fait grossir.

Des régimes, ce n’est pas cela qui manque, qu’ils soient à but amincissant ou qu’ils visent simplement le retour à la santé, mais ils ont tous le même défaut essentiel : étant plus ou moins standards, ils ne peuvent s’adapter aux problèmes tout à fait particuliers de chaque individu.

Certes, la macrobiotique conviendra très bien à certains, ou la diététique de Shelton à d’autres, bien sûr le régime Atkins fera mincir les uns et celui de Montignac les autres, mais aucun ne sera véritablement valable pour tout le monde… puisque nous sommes tous différents.

Quelques méthodes, il est vrai, ont cherché à s’adapter à certains paramètres du terrain organique. On pense notamment au régime basé sur les groupes sanguins ; mais le problème reste, finalement, le même, puisque l’individu n’est pas le groupe, et qu’il conservera toujours ses particularités.

En matière d’alimentation, ces particularités, quelles sont-elles donc ? Eh bien, tout simplement la tolérance à certains aliments et l’intolérance à d’autres. En effet, les réactions de chaque organisme à tel ou tel type d’aliments varient de manière notable. Chez un individu particulier, certains aliments déclenchent une réaction inflammatoire au niveau du système immunitaire lors de la digestion et du passage des aliments dans le sang, alors que d’autres nourritures ne provoquent aucune réaction de ce type et sont correctement assimilées par l’organisme. Dans le premier cas, on constate des dépenses d’énergie inutiles, une mauvaise digestion, longue et incomplète, et un stockage de graisses indésirable, alors que dans le second tous les processus de digestion, d’assimilation et d’élimination se déroulent sans aucun problème, sans fatiguer l’organisme et surtout sans susciter de prise de poids.

C’est sur la détection des aliments provoquant une réaction immunitaire individuelle que se base le programme Novo dont l’application entraînera non seulement une perte de poids significative, mais encore une amélioration de l’aspect de la peau, une augmentation du tonus, une récupération du sommeil, une disparition des maux de tête, des crampes, des brûlures d’estomac et des ballonnements ; bref, un retour à la santé du système digestif… et même à la santé tout court puisqu’en stimulant le système immunitaire, ce régime a démontré pouvoir améliorer d’autres symptômes médicaux comme la constipation, l’asthme, le psoriasis, etc.

Pourquoi prend-on du poids ?

Le programme Novo repose donc sur l’idée, justifiée, qu’une réponse immunitaire hostile perturbe la faculté de l’organisme à convertir sainement les aliments en énergie.

Pour comprendre comment fonctionne ce programme, il faut tout d’abord savoir que l’aliment insuffisamment décomposé est absorbé par l’intestin sous une forme partiellement digérée. L’organisme, alors, ne le reconnaît pas en tant qu’aliment et le voit comme un corps étranger… ce qui déclenche une réponse immunitaire visant à le combattre.

Pour mieux comprendre encore, figurons-nous le processus de nutrition cellulaire en nous représentant la cellule munie d’une porte permettant de laisser entrer la nourriture. Lorsque la porte est ouverte, la nourriture pénètre et se trouve immédiatement utilisée pour produire de l’énergie de manière efficace. En revanche, si la porte est fermée, la nourriture demeure à l’extérieur et, ne pouvant pas être transformée en énergie, finira stockée sous forme de graisse.

Or, il existe deux clés pour ouvrir cette porte, deux voies chimiques liées au poids et à l’énergie, les voies immunitaire et métabolique, activées et régulées par deux récepteurs à la surface de la cellule : l’integrin receptor, le récepteur immunitaire, déclenchant une réaction immunitaire ; et le tyrosine kinase receptor, le récepteur du métabolisme, déclenchant une augmentation de production d’énergie.
Par ailleurs, les voies immunitaire et métabolique sont toutes deux régulés par un autre messager chimique, l’insulin-like growth factor-1, ou IGF-1, produit par le foie et capable de se lier aussi bien à l’integrin receptor du système immunitaire qu’au tyrosine kinase receptor du métabolisme. Malheureusement, si plus d’IGF-1 est requis ou utilisé par l’un des deux récepteurs, il y en aura moins pour l’autre, ce qui perturbera l’ouverture de la porte. Voilà pourquoi, lorsque se déclenche une réaction immunitaire, la majorité des IGF-1 est absorbée par les récepteurs d’intégrine afin d’obliger les cellules à combattre l’intrus, et qu’il en reste trop peu aux récepteurs tyrosine kinase du métabolisme pour ouvrir complètement la porte de la cellule et y laisser pénétrer suffisamment de nutriments. Conséquence : toute la nourriture restée dehors sera  stockée sous forme de graisse !

Comment perd-on du poids ?

Par rapport aux régimes qui se contentent de sevrer le corps en hydrates de carbone ou en graisses, et qui, n’assurant pas une alimentation équilibrée, n’ouvrent pas complètement la porte de la cellule, le programme Novo, on le comprend, présente un réel avantage.

En suivant un régime carencé, et en ne consommant donc que peu ou pas d’hydrate de carbone, l’organisme se résout à utiliser ses propres réserves jusqu’à leur épuisement. A ce moment, la porte de la cellule se referme. Le problème, c’est que, la demande d’IGF-1 étant réduite, le cerveau est instruit de diminuer sa production… et lorsque le régime revient à la normale, les niveaux amoindris d’IGF-1 peuvent encore moins qu’avant s’opposer à la réponse inflammatoire de l’organisme face aux aliments non tolérés. De ce fait, les portes des cellules restent fermées et les hydrates de carbone sont, de plus belle, restitués sous forme de graisse.

Le seul moyen de contenir la prise de poids semble donc bien consister à accroître la quantité d’IGF-1 libres pour s’assurer que les portes de la cellule restent ouvertes. C’est ce à quoi s’emploie le programme Novo, en identifiant les aliments qui causent une réponse immunitaire et en proposant un régime personnalisé d’où ils seront temporairement absents.

Pour ce faire, un échantillon de sang de vingt millilitres est prélevé dans un des cinquante laboratoires français agréés, et envoyé aux Pays-Bas pour y subir des analyses. Grâce à une technologie de pointe, dite du « Laser/crible », le sang est mis en contact avec cent quinze aliments testés les uns après les autres. Le potentiel inflammatoire d’un aliment est relevé et mentionné dans les résultats par un code couleur.

Les aliments en vert sont ceux que l’individu a le droit de consommer sans restriction, c’est-à-dire qui ne génèrent pas de réponse immunitaire. Les IGF-1 libres vont alors se combiner aux récepteurs du métabolisme et non pas aux récepteurs immunitaires, ce qui va provoquer l’ouverture de la porte de la cellule et laisser la nourriture entrer pour être convertie en énergie. L’organisme tout entier sera énergisé, toute faim soulagée et tout besoin de grignoter écarté puisque les muscles disposeront de suffisamment de carburant pour travailler correctement. On comprend que, dans un tel régime, il ne soit pas important de savoir combien d’aliments tolérés seront mangés puisqu’ils vont tous être transformés en énergie par la cellule et ne seront pas laissés pour compte sous forme de graisse.

Quant aux autres aliments, marqués en jaune, orange et rouge dans les résultats du test, ce sont ceux qui, lors de l’analyse, ont provoqué une réaction inflammatoire, respectivement de densités faible, moyenne ou forte. Ces aliments devront être évités pendant des périodes précises : en jaune, cinq semaines ; en orange, dix semaines ; et en rouge plus de douze semaines, voire définitivement. Chaque aliment pourra ensuite être réintroduit à l’issue de la période correspondante, l’un après l’autre, en douceur et avec parcimonie car si un aliment est à nouveau consommé alors que le corps n’est pas prêt à le tolérer, divers symptômes risquent de se manifester sous forme de gonflements, maux de tête ou vertiges… indiquant clairement qu’il convient de l’éviter pendant un peu plus longtemps.

Le programme

Ce programme, ne dépendant pas de la réduction du nombre de calories, mais de la seule signalisation des aliments autorisés, permet de manger d’une manière à peu près normale, sans oublier le plaisir, et sans se compliquer l’existence. Il est en effet tout à fait possible que l’organisme tolère, par exemple, la pomme de terre ou certains corps gras, autorisant ainsi la consommation de ce qui, dans un autre régime amincissant, serait de toute évidence interdit.

Peu à peu, d’ailleurs, le programme devient plus facile puisque la quantité d’aliments à éviter se réduit et peut même se limiter à trois ou quatre qui, eux, demeureront définitivement proscrits.

On compte généralement qu’au bout de cinq semaine l’utilisateur du programme a perdu 10% de son poids, sans réduction de calories dans ses rations quotidiennes ; et qu’une fois le poids stabilisé par un régime bien maîtrisé, il se cadrera naturellement avec le niveau d’activité de l’individu. Bien sûr, il reste recommandé d’éviter le sédentarisme extrême et les excès de table, mais dans la mesure où ce régime donne de l’énergie et réduit l’impression de faim, on peut supposer qu’il sera plus facile de faire un peu de sport et de s’en tenir à des repas raisonnables, pour ne pas dire sains.

Le coût du programme est de cinq cents euros, incluant le prélèvement sanguin, l’envoi de l'échantillon en Hollande, l’analyse sanguine, l'envoi des résultats accompagnés d'un guide complet, et un suivi téléphonique personnalisé pour aider l’utilisateur tout au long du programme.

 

 

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